Les archives des activités

Rencontres

Le jouet dans le champs du design

Le 29 Septembre 2022
Avec Eve-Lise Kern & Jean-Baptiste Colleuille Le jouet est un champ d’expérimentation plastique riche, un support d’initiation aux enjeux du design, un moyen simple d’explorer des idées et des concepts qui peuvent s’appliquer à d’autres objets. Sa dimension universelle et son apparente légèreté permettent d’aborder des aspects parfois complexes, inhérents au design : formes et fonctions, ergonomie, notions d’usage, enjeux de production…
Ateliers

Labyrinthe

Le 21 Septembre 2022
Avec Eve-Lise Kern, designer graphique, et Jean-Baptiste Colleuille, designer d’objet. Création de parcours, d’environnements pour toupies, en lien avec l’exposition Le jouet à l'échelle de la montagne. Cet atelier propose de découvrir le processus de travail des designers et de s’interroger sur la question du paysage et du changement d’échelle. 
Rencontres

Une politique en faveur de l’architecture en bois

De l’exposition internationale de 1937 à Port-sur-Saône

Le 17 Septembre 2022
Visites de bâtiments avec Charlotte Leblanc, chargée de la protection des monuments historiques en Bourgogne-Franche-Comté Des édifices en bois de la Haute-Saône témoignent d'une expérimentation menée sur l'architecture en bois à l’initiative d’un homme, André Liautey, conseiller général, député de la Haute-Saône de 1932 à 1940 (groupe radical-socialiste) et de 1951 à 1955, et maire de Port-sur-Saône mais aussi sous-secrétaire d’État à l’Agriculture de 1936 à 1938. Port-sur-Saône va accueillir à partir de 1936, une douzaine d'installations permettant de valoriser le bois. Trois édifices sont encore visibles de nos jours : l'école primaire de Saint-Valère, l'auberge de la jeunesse et l'ancienne école départementale du bois et des carburants forestiers. Les bâtiments de l'école en bois de Ronchamp, l'auberge de la jeunesse, l'école Saint-Valère à Port-sur-Saône sont reconnus pour leur mise en valeur du matériau et de l'histoire à laquelle ils appartiennent et protégés au titre des Monuments historique depuis 2000 et 2018. Au début des années 1930, la filière du bois français fait face à une crise importante. Elle est liée au ralentissement de l’industrie du bâtiment et de la diminution de l’activité de l’ameublement mais aussi à l’abandon du bois comme matériau de construction supplanté par d’autres matériaux et techniques nouvelles. De plus, placages et contreplacages se substituent à l’utilisation du bois massif. Le bois de chauffage est également remplacé par d’autres énergies. Le bois français s’exporte mal alors que la France importe par ailleurs de nombreux bois étrangers venant surtout du nord de l’Europe et de l’Europe centrale. Liautey profite de ses liens avec la ville de Port-sur-Saône pour en faire une vitrine. Pour faire face à la crise, Andrey Liautey met en place plusieurs dispositifs d’encouragement pour la filière. Il fait voter une loi qui attribue des crédits ou des primes au reboisement et à l’utilisation de bois français. Il négocie des droits de douane pour réguler les importations et met en place un programme de revalorisation du bois avec l’emploi de chômeurs. Des études scientifiques et techniques précisent les qualités du bois et permettent de fixer des règles d’emploi rationnel. Enfin, l’Exposition internationale des « Arts et des Techniques appliqués à la Vie moderne » de 1937 permet de mettre en avant cette politique volontariste. Trois pavillons sont installés au bord de la Seine, sur le quai d’Orsay : le Palais du bois français au centre, présentant une exposition sur l’activité forestière et l’industrie du bois, flanqué du foyer communal et de l’Auberge de la Jeunesse qui sera reconstruite à Port-sur-Saône. La réalisation des pavillons est issue d'un concours ouvert aux architectes ; il est précisé que le but recherché est « de donner au bois français un attrait qui lui est actuellement disputé par un grand nombre de matières diverses-de démontrer au cours de l’Exposition internationale ce que les techniques modernes mises à la disposition des artistes, permettent aujourd’hui de disponibilités de réalisations dans une matière aussi riche que le bois ». Lors de leur inauguration, André Liautey insiste sur les avantages que présente le bois pour l’édification des auberges de jeunesse dont il souhaite la multiplication afin d’encourager le tourisme populaire. Les pavillons de l’exposition sont autant de démonstrations pour le public des qualités constructives du bois. Départ en autocar du parking de la Rodia à 9h30. Rendez-vous à 10h30 devant l'auberge de jeunesse de Port-sur-Saône
Visites

En amont du Doubs

Visite libre, dépliant-guide à la main

Du 17 Septembre 2022 au 18 Septembre 2022
Les 16, 17 et 18 septembre 2022 dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine Visite libre du nouvel itinéraire consacrée à l'Architecture moderne et contemporaine "En amont du Doubs". Dépliant-guide gratuit mis à disposition à l'Office du Tourisme et à la Maison de l'Architecture. Au nord-est de la Boucle, le secteur République-Mouillère conserve un visage relativement rural jusqu’au XIXe siècle. Sur la rive droite, quelques rares établissements – comme des fermes, des moulins, une fonderie d’armes – investissent le quartier des Chaprais. Point focal du quartier, le parc Micaud voit le jour en 1843 sur les plans de l’architecte Alphonse Delacroix. La pression immobilière, alliée à l’assouplissement dans le courant des années 1850-1890 de l’interdiction de construire à moins de 400 mètres des fortifications, modifie progressivement le visage du vallon de la Mouillère qui prend des accents de quartier résidentiel et industriel. Les maisons cossues Art nouveau côtoient alors les établissements horlogers, la gare de la Mouillère (1884) et le quartier thermal, implanté par la mairie dans les années 1890. Plus loin, aux Prés-de-Vaux, la silhouette de l’usine Rhodiacéta marque le paysage à partir des années 1950. À l’intérieur du méandre, les parcelles situées entre la rue des Granges et la rivière sont occupées par de vastes jardins et vergers. C’est entre 1838 et 1842 que l’apparence du quartier évolue avec le percement de la rue de la République et la construction, dans son prolongement, du pont du même nom. Plusieurs activités industrielles (imprimerie, horlogerie) s’implantent alors rapidement sur les terrains restés vierges. Dès 1942, une passerelle à tablier métallique est élevée à l’emplacement de l’actuel pont Robert Schwint (1989). À partir des années 1950, le secteur de la rive gauche du Doubs est progressivement remodelé. Les bâtiments bordant la rive sont peu à peu démolis, puis reconstruits – à l’exception de la caserne Lyautey, menacée par plusieurs projets successifs, qui accueille aujourd’hui la médiathèque Pierre Bayle.